Je ne t’aimais pas, j’aimais juste l’idée de toi et c’est là que j’ai été blessé.

Je t’ai aimé. Je t’ai aimé avec passion et férocité. Je t’ai aimé avec une telle profondeur que je suis arrivé à un point où je ne pouvais pas imaginer ma vie sans toi. C’est comme si je n’étais pas seulement amoureux de toi, j’étais entiché de toi. J’étais obsédé et amoureux de chaque partie de ton corps, ton sourire, tes yeux, ton toucher… tout.

Et je n’étais pas seulement amoureux de toi, mais aussi de ce que tu me faisais ressentir. Je n’aimais pas seulement tes mains et ton toucher, mais j’aimais aussi la façon dont ma peau se réchauffait et fondait sous elles. Ce n’était pas seulement ton rire, mais la chair de poule que j’avais à chaque fois que je voyais ton sourire.

Et parfois, je pense même que je ne t’aimais pas vraiment, mais que j’aimais l’idée de toi et ce que tu me faisais ressentir. Oui, l’amour peut être égoïste comme ça. On aime pour soi, jamais pour l’autre.

C’est pourquoi quand tu es parti, j’ai eu l’impression que la partie la plus précieuse de moi était arrachée.

Et ton départ n’a pas été silencieux. Tu as claqué la porte en partant. Je me sentais comme un raté et je pensais que j’étais destiné à vivre une vie solitaire pleine de chagrin et de vide parce que j’étais attaché à toutes les choses merveilleuses que tu représentais pour moi. Et quand tu es parti, c’est comme si tu avais emporté toute cette beauté avec toi et que ma vie était soudainement devenue un désert aride.

Mais maintenant je comprends. Je n’étais pas amoureux de toi, j’étais amoureux de l’idée de toi. Oui, tu m’as fait du mal en emportant le fantasme, mais ça va aller.

Il y a encore de l’amour dans mon cœur qui attend d’être partagé avec quelqu’un qui sera bon pour moi.