Des femmes rebelles, sorcières, dont le seul crime était d’échapper au pouvoir patriarcal.

Que savons-nous des sorcières qui étaient brûlées sur le bûcher sur les places publiques à la Renaissance ?

Étaient-elles des créatures redoutables et pernicieuses à éviter à tout prix, ou simplement des femmes rebelles dont le seul tort était d’échapper au pouvoir patriarcal et aux traditions familiales ?

Selon Mona Chollet, qui a écrit un essai sur ces femmes, il faut chercher la deuxième option.

Les sorcières semblent être des icônes féministes.

Depuis quelques années, parce qu’elles sont le symbole de l’oppression féministe. Et ce, parce qu’elles ne sont pas dirigées par des hommes. On notera que tant au cinéma que dans la littérature, les gentilles sorcières sont souvent celles qui sont mariées et n’ont plus leurs pouvoirs. Découvrez l’interview vidéo de Mona Chollet, signée par France Culture, qui nous donne des explications intéressantes qui bousculent complètement nos idées reçues :

 » Il y avait beaucoup de veuves, de femmes seules, de femmes qui n’étaient pas vraiment sous la coupe d’un homme. C’étaient aussi les vieilles femmes et beaucoup d’entre elles ont été brûlées à cette époque. La vieille femme est aussi la femme qui n’est plus utile au pouvoir patriarcal. Elle a souvent perdu sa force de travail, ne peut plus porter d’enfants et n’est plus considérée comme agréable à regarder.  »