Arrêtez de dire aux enfants de  » faire attention  » (et ce qu’il faut dire à la place)

Si vous avez déjà vu vos enfants pas très doués grimper sur un grand – très grand – terrain de jeu, escalader un gros tronc d’arbre bancal dans les bois ou essayer le terrain de jeu tout seul (à une vitesse folle) pour la première fois, vous avez peut-être ressenti l’envie de crier : « Attention ! Pourquoi ? Parce que les bras peuvent se casser sur les terrains de jeux et que personne ne veut aller aux urgences. Et probablement parce que vous l’avez beaucoup entendu dans votre enfance.

Mais il y a plusieurs raisons pour lesquelles cet avertissement parental maintes fois répété peut faire plus de mal que de bien (et il existe plusieurs meilleures façons d’aider vos enfants à développer une conscience des risques et un comportement sûr). ) Découvrez ci-dessous pourquoi vous devez éviter cette phrase courante et ce que vous pouvez dire à la place.

Pourquoi la phrase « Soyez prudent » est inefficace.

Ce n’est pas assez précis: Un « Attention ! » prononcé avec force peut signifier n’importe quoi, comme « Attention à cette branche » ou « Il y a une tarentule sur ta tête ». Lorsque nous disons « Attention ! », nos enfants ne savent souvent pas à quoi s’attendre.

C’est trop utilisé: Parce que l’expression « Soyez prudent » est tellement ancrée dans les esprits, nous avons tendance à la répéter souvent, dans les petites comme dans les grandes situations. On le dit quand ils sont sur le point de sauter d’un mur, et quand ils viennent de sortir des toilettes. Mais les phrases banales qui sont souvent prononcées perdent leur sens avec le temps et ont tendance à être ignorées.

Combien de fois disons-nous :« fais attention » parce que nous avons peur ? Si nous sommes honnêtes, la contrainte de dire cela vient souvent de notre propre peur, que nous transmettons ensuite inutilement à nos enfants. Les enfants doivent être conscients des risques physiques et situationnels, mais si nous leur apprenons à avoir peur du jeu et des autres activités quotidiennes, ils risquent, avec le temps, d’être réticents à essayer de nouvelles choses et de manquer de confiance.

C’est un frein à leur développement :La recherche a montré que trop de restrictions sur les jeux de plein air à risque des enfants retardent leur développement. Et dans cette étude, on a constaté que le fait de multiplier les occasions de jouer en plein air et de prendre des risques améliorait la confiance en soi, l’autorégulation et la créativité, et réduisait réellement le risque de blessure.

Si nous intervenons constamment, nos enfants sont privés de la possibilité de calculer et de gérer les risques par eux-mêmes, une compétence essentielle dans la vie. Plus nous les conditionnons à se fier à des sources extérieures pour les avertir du danger, moins ils seront enclins à faire confiance à leurs propres capacités et instincts, et à relever les défis à l’avenir.

Ce qu’il faut dire à la place

En tant que parents, nous voulons naturellement éviter de nous faire mal, et les enfants – qui ne sont pas connus pour prendre des décisions judicieuses – ont besoin de conseils. Alors comment les encourager de manière constructive à développer une conscience de la situation, à évaluer les risques et à résoudre les problèmes, sans trop les effrayer ?

La première étape, en tant que soignants, consiste à prendre conscience et à rompre l’habitude de dire « fais attention » chaque fois que nous percevons un soupçon de danger pour nos enfants. Demandez-vous : y a-t-il un risque de préjudice grave à ce moment-là ? Si ce n’est pas le cas, résistez à l’envie de dire « Fais attention » et essayez plutôt l’une des phrases suivantes :

« Vous remarquez comment…/ Vous voyez… » Apprenez à votre enfant à faire attention à ce qui l’entoure dans les situations où sa propre sécurité est en jeu, sans lui dire ce qu’il doit faire. Par exemple : remarquez à quel point la pierre est glissante. Remarquez la profondeur de l’eau. Vous voyez la marche cassée ? Vous voyez un moyen de descendre ? Vous voyez cette guêpe là-bas ?

Demandez à votre enfant de vérifier son expérience émotionnelle et physique en s’arrêtant et en évaluant ce qui se passe sous la surface (une compétence que de nombreux adultes n’ont pas encore maîtrisée). Te sens-tu en sécurité ? Te sens-tu stable sur cette branche ? Te sens-tu fatigué ? Sens-tu la chaleur de la cuisine ?

Quelle est votre prochaine étape ? Donnez à vos enfants la possibilité de résoudre les problèmes et de trouver leur propre plan d’action. S’ils doivent gravir une grande hauteur, escalader une corniche ou traverser un ruisseau déchaîné, ne leur demandez pas tout de suite une solution, mais demandez-leur : « Que fais-tu maintenant ? » ou « Que penses-tu devoir faire maintenant ? ».

« Essayez… « Si vos enfants semblent incertains et demandent de l’aide, ne leur donnez pas la réponse tout de suite (sauf s’ils sont en danger), mais encouragez-les à « essayer » différentes choses. Essayez d’utiliser vos bras. Essayez de bouger vos pieds lentement. Essayez de marcher sur le côté.

Qui/quoi/où/comment : Encouragez vos enfants à envisager les possibilités, les prochaines étapes, les conséquences logiques et les ressources disponibles à l’aide des questions qui/quoi/où/comment. Qui va t’accompagner ? Que vas-tu faire avec le bâton ? Où vas-tu mettre ton sac à dos ? Comment vas-tu redescendre ?

se Souvenir… « Rappeler aux enfants leur environnement, les caractéristiques des objets dangereux qu’ils aiment ramasser et les conséquences négatives possibles suffit à assurer leur sécurité (et celle des personnes qui les entourent). N’oubliez pas : les pierres sont lourdes et peuvent blesser les gens. N’oubliez pas que les bâtons sont pointus et prennent beaucoup de place. N’oubliez pas que tout le monde n’aime pas se balancer aussi haut.