Des scientifiques expliquent comment l’exercice peut protéger le cerveau contre la dépression et l’anxiété

De nombreuses personnes souffrant de dépression et d’anxiété entendent dire qu’il leur suffit de faire de l’exercice pour se sentir mieux. C’est bien sûr faux, et un traitement approprié est nécessaire pour améliorer les troubles mentaux diagnostiqués.

Mais s’il y avait une part de vérité dans le concept d’exercice physique bénéfique pour la santé mentale ? Il s’avère que c’est peut-être le cas ! Mais est-ce efficace ? L’exercice peut-il protéger le cerveau contre la dépression et l’anxiété ? La science le dit, et voici comment !

  1. Comment l’exercice du yoga protège le cerveau
    Vous avez probablement entendu à maintes reprises que les médecins recommandent le yoga pour réduire de nombreuses formes de tension mentale. Bien qu’il ne s’agisse certainement pas d’une panacée, le yoga peut vous aider. Il est peu risqué et idéal pour la relaxation, et ses bienfaits sont généralement visibles après une ou deux séances seulement.

Le yoga implique une respiration profonde, le renforcement du tronc et la souplesse. Il vous oblige essentiellement à calmer votre esprit et à ralentir, ce qui est bénéfique pour l’anxiété, le stress et la dépression. Lorsque vous devez vous concentrer sur des mouvements délibérés et une respiration consciente, il est plus facile de libérer les émotions négatives.

La polyvalence du yoga ajoute à son attrait. Il existe des routines douces et d’autres plus difficiles, avec de nombreuses variantes entre les deux. Néanmoins, ses caractéristiques unificatrices, à savoir des postures d’équilibre et d’étirement, des périodes de méditation et des exercices de respiration contrôlée, ont toutes été utiles pour lutter contre l’anxiété et la dépression.

Voici trois études qui vont dans ce sens :
« Le yoga comme traitement complémentaire de la dépression : Effects of Traits and Moods on Treatment Outcome » publiée dans Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine (2007).
Cette étude révèle que les personnes qui suivent des cours de yoga voient leurs symptômes névrotiques, leur dépression, leur anxiété et leur colère diminuer de manière significative, ce qui entraîne une amélioration de la pensée positive. En fait, l’étude finit par recommander le yoga comme une forme de traitement complémentaire des troubles dépressifs.

« Les effets du yoga sur l’anxiété et le stress » publié dans Alternative Medicine Review (2012).
Cette petite revue des essais de recherche avait pour but d’examiner comment le stress et l’anxiété sont affectés par le yoga. Elle a révélé que dans les 35 études examinées, 25 d’entre elles ont vu leurs participants bénéficier d’une diminution des symptômes d’anxiété et d’une réduction du stress après avoir commencé à pratiquer le yoga.

« Modern postural yoga as a mental health promoting tool : A systematic review » publié dans Complementary Therapies in Clinical Practice (2018).
Cette étude a révélé de nombreux avantages du yoga. Sur le plan physique, il permet de réduire la pression artérielle, d’équilibrer la fréquence cardiaque et d’améliorer la fonction respiratoire, ce qui peut, en soi, être bénéfique pour les niveaux d’anxiété. Cependant, il est également révélé que le yoga renforce les expériences de bien-être, régule la réponse au stress et l’éveil physiologique, et améliore les symptômes d’anxiété et de dépression.

  1. Comment l’exercice de la course à pied protège le cerveau
    Les médecins recommandent souvent la course à pied aux personnes qui aiment les défis. Et ils donnent ce conseil pour une bonne raison. La course à pied offre de nombreux avantages différents. Si la plupart des aspects positifs attendus de la course à pied sont purement physiques, certains de ces effets physiques se répercutent sur la santé mentale. Mieux encore, certains aspects de la course à pied ont des effets bénéfiques importants sur la santé mentale !

Voici quelques études qui le prouvent :
« Coronary heart disease in marathon runners » publié dans Annals of the New York Academy of Sciences (1977).
Cette étude a révélé que la course à pied peut réduire le risque de maladie cardiaque, mais bien que ce soit son objectif principal, elle a également trouvé un avantage intéressant pour la santé mentale. La course à pied est censée permettre de résister aux envies de certains aliments, ce qui aide les personnes stressées, qui mangent, qui ont des émotions ou qui éprouvent de l’anxiété face à la nourriture.

« Effets antidépresseurs de l’exercice : Evidence for an adult-neurogenesis hypothesis ? » publié dans le Journal of Psychiatry & Neuroscience (2006).
Cet examen de la recherche a révélé que l’exercice, en particulier la course à pied, peut être presque aussi efficace que les antidépresseurs, sinon autant. Cela signifie que la course à pied peut essentiellement fonctionner comme un traitement efficace du trouble dépressif majeur, car elle aide le cerveau à développer de nouveaux neurones plus vitaux.

« MBSR vs exercice aérobie dans l’anxiété sociale : IRMf de la régulation des émotions des croyances négatives en soi » publié dans Social Cognitive and Affective Neuroscience (2013).
Cette étude a révélé que l’exercice aérobique tel que la course à pied pourrait être bénéfique pour l’anxiété sociale et la phobie sociale, permettant une plus grande confiance dans les espaces sociaux.

« La course à pied comme une médecine de style de vie clé pour la longévité » publiée dans Progress in Cardiovascular Diseases (2017).
Cette étude a révélé que même seulement cinq minutes de course quotidienne pourraient être capables d’augmenter la durée de vie d’une personne. La réduction de la tension mentale impliquée par un bien-être global sain peut réduire les sentiments de désespoir ressentis par les personnes souffrant de dépression.