L’absence d’une personnes fait moins mal que sa présence dans nos vies

Nous devons être conscients que l’absence de certaines personnes fait parfois mal, mais beaucoup moins que leur présence dans nos vies.
Peut-être que seules quelques personnes dans cette vie sont capables d’apprendre à espérer. La plupart du temps, espoir et désespoir deviennent synonymes.

Attendre que le temps passe est extrêmement difficile dans tous les domaines de notre vie. Et puis l’anxiété s’accumule et nous finissons par souffrir pour ce qui devrait être considéré comme acquis.

De nos jours, surtout avec la vitesse à laquelle la technologie fait les choses, et dans divers aspects de la vie quotidienne, apprendre à attendre est une tâche fastidieuse.

Nous ne devons plus attendre que les photos soient développées, nous ne devons pas attendre que le facteur reçoive un message, les informations sont diffusées en direct et en couleur, nous décongelons les aliments en quelques minutes, nous pouvons virtuellement télécharger de la musique dès sa sortie.

La sagesse du cœur
La précipitation fait partie de la vie de chacun, mais les tâches s’accumulent quelle que soit la vitesse à laquelle nous courons.
Nous n’avons pas tout le temps dont nous avons besoin. Les êtres humains ont déjà tendance à rechercher des plaisirs instantanés, et dans l’environnement actuel, cette tendance s’accentue.

Malheureusement, certains plaisirs prennent du temps, et c’est l’une des leçons les plus difficiles à apprendre.
Une expérience menée auprès d’enfants consiste à leur présenter deux bonbons : l’un plus petit et l’autre beaucoup plus gros.

Pour choisir le plus grand, ils devaient attendre quelques minutes alors qu’ils pouvaient manger le plus petit immédiatement. Ils ont tous mangé le plus petit sans penser à la friandise à venir. Et nous avons tous grandi avec cette envie de vivre dans le présent, même si le plaisir futur est tellement meilleur.

C’est pourquoi nous gardons des gens dans nos vies, et parfois nous les gardons par peur de ne pas pouvoir vivre ou faire quoi que ce soit sans eux, même s’ils ne nous apportent rien.

Au fond de nous, nous savons que nous devons laisser partir ce qui ne nous apporte rien de bon, nous savons que le temps nous calmera et nous apportera la sérénité, mais nous ne voulons pas attendre que le temps nécessaire de la souffrance soit terminé.

Tout finit par passer, mais cela prend du temps, et cela nous fait peur.

Nous devons être conscients que l’absence de certaines personnes fait mal, mais beaucoup moins que leur présence dans nos vies.

Il en va de même avec les personnes, avec certaines situations, avec des sentiments, avec des souvenirs, avec des lieux. Lâcher prise et se débarrasser du mauvais semble facile, mais ça ne l’est pas, tout simplement parce que nous nous accrochons à ce qui fait mal. La distinction entre ce qui doit rester dans notre vie et ce qui doit s’en aller est essentielle pour que nous puissions souffrir et ensuite lâcher prise.

Il est difficile de souffrir toute sa vie parce que l’on a peur de la douleur d’un nouveau départ. Il est difficile de comprendre que nous manquons parfois des occasions d’écrire une nouvelle histoire.

Ne soyez pas paralysé par l’inconfort. Ne soyez pas cette personne.